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Un humain, un homme, un frère, mon frère

En règle générale, lorsque l’on travaille sur soi afin de devenir une personne meilleure, on a tendance a oublié que la portée de nos actions doit se répercuter au delà de notre zone de confort. Bien évidement, la part la plus importante de notre travail concerne notre environnement proche car c’est ce que nous vivons au quotidien, mais il serait judicieux de s’ouvrir plus, de repousser les limites de notre routine spirituelle. J’ai choisi volontairement cette photo prise en Syrie, où l’on peut voir un père qui pleure son fils mort,  car ceci est la réalité dans plusieurs zones de notre monde, il y a des scènes de guerre partout, chez eux, chez nous, et demain plus encore. Je ne souhaite pas spécialement choquer en montrant la détresse humaine mais vous amener à réfléchir à ce que sera notre avenir ainsi que celui des générations futures et comment agir dès aujourd’hui, il en va de notre responsabilité et de notre survie. En cherchant une photo pour illustrer cet article, j’ai regardé les camps de réfugiés au Moyen Orient, en Afrique et Calais, c’est affligeant, limite insupportable. Tellement de drames se passent en silence, je n’ose même pas imaginer le déchirement et la douleur de ces personnes, leur vie n’a tout simplement plus de sens. Selon notre gouvernement, nous sommes en guerre mais de ce que je constate au quotidien, je peux encore avoir des loisirs, me nourrir, il n’y a pas de restriction sur la consommation d’électricité ou d’eau potable. Ma vie aujourd’hui est exactement comme ce 3 octobre 2012 lorsque ce père perdait son enfant. 2012, et nous sommes en 2016, qu’avant nous fait pour eux en 4 années (à part leur vendre des armes) ?

Alors bien sûr nous sommes en guerre, effectivement il y a différentes guerres et malgré les attentats, nous ne souffrons pas de voir notre pays anéanti sous les bombes. Pour autant, il ne faut pas avoir la mémoire courte en oubliant que les français ont aussi émigré en masse lors des deux dernières guerres et cherché à sauver ce qui pouvait l’être. La France est aussi une terre d’accueil et nous sommes nombreux aujourd’hui à être des enfants ou petits-enfants d’immigrés, moi la première et je suis loin d’être une menace pour autrui. Alors pouvons-nous en tenir rigueur à nos aînés et les traiter de lâches de ne pas être restés pour défendre leur pays? Je ne crois pas, pourquoi le faire pour les syriens ou les autres? Qu’ont-ils de différents avec nous? Les connaissions-nous avant pour oser les considérer comme des potentiels meurtriers? Ah oui, ils n’ont pas la même religion que nous, et donc? Je suis païenne, il y a encore deux siècles, les païens étaient mis au bûcher car ils étaient soit disant une représentation du mal et aujourd’hui? Je ne dis pas qu’il faut accepter en silence et ouvrir grand ses portes, il faut faire preuve de discernement entre les vraies souffrances et les manipulations. Toutes les personnes qui ont le désir profond de sauver leur vie et celles des siens sauront s’intégrer car c’est vital pour elles, encore faut-il leur donner une chance…

Seriez-vous resté ou auriez-vous protégé votre famille en fuyant?

un humain, un homme, un frèreAlep, Syrie, novembre 2012. Crédit photo AB Photo/ Narciso Contreras

                                                

Pour avoir vécu plusieurs mois en Égypte, je peux vous assurer que la grande majorité des gens que j’ai pu rencontré, bien que musulmans de naissance, ne rêvent pas de la France et de ses allocations familiales, au contraire. Nous ne devrions jamais opposé à une jeunesse qui veut bâtir un monde meilleur, les vieux préjugés racistes réchauffés par une classe politique en mal d’idées pour détruire nos espoirs. Ne soyons pas dupes face à ces tentatives d’opposition à la détresse de ces hommes et femmes qui ont tout perdu. Nous sommes tous issus de la même matrice divine, si notre âme est aujourd’hui incarnée dans un être vivant en occident, elle aurait très bien pu l’être en orient et elle l’a certainement déjà été, nous n’allons pas la rejeter pour autant.

Soyons solidaires, n’ayons pas peur de l’autre, soyons justes envers ceux qui sont dans le besoin et par dessus tout, cessons de nourrir tous ces égrégores de guerre.

Nous préparons actuellement le monde de demain, un monde spirituel et bien plus évolué que l’actuel, alors commençons à nous fédérer au lieu de tourner le regard lorsque cela nous dérange. Il faut affronter ce dont nous avons peur pour ne pas laisser de place à l’ombre. C’est un peu comme lorsque vous faites votre introspection, et que vous travaillez sur votre ego, ce n’est pas agréable mais nécessaire, faisons la même chose mais à un autre niveau. Je sais bien que les enjeux internationaux se décident sans notre consentement et que nous ne sommes pas libres de tous nos actes mais personne ne peut nous enlever nos pensées et l’Amour que nous dégageons.

Si nous ne pouvons prendre les armes, nous pouvons élever activement le taux vibratoire de tout ce qui nous est nécessaire et donner de l’Amour est et sera définitivement la meilleure façon de nous protéger en aidant les égrégores de paix à combattre pour nous. 

                                                    

Pour terminer sur une note positive, je vous invite à découvrir l’initiative de jeunes égyptiens qui ont suivi le mouvement de leurs confrères occidentaux en présentant leur pays sous un autre angle. Il s’agit d’une série de photos intitulés Ballerinas of Cairo et qui mettent en scène des jeunes danseuses égyptiennes dans les rues du Caire. Surprenant n’est-ce-pas? Et bien pas spécialement lorsque l’on sait que la jeunesse a une forte tendance laïque et que le ballet est très apprécié au Caire. Nous sommes tellement loin des clichés que l’on veut nous faire croire concernant ce pays. Bien sûr tout est perfectible et ils connaissent une crise sévère mais ces jeunes ont espoir et foi en leur capacité à œuvrer pour un monde différent, à leur manière et il faut à tout prix préserver cette richesse.

ballerinas of CairoBallerine : Yasmine Shahir, Photographe Mohamed Taher

ballerinas of cairoBallerine : Mireille Azer, Photographe : Mohamed Taher

Photo du slide : AB photo : Manu Brado

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