• LOGIN
  • Votre panier est vide.

L'éthique dans les sciences occultes

Les sciences occultes ne se limitent pas seulement à la magie car le terme « occulte » représente tout ce qui est caché, cela fait référence aux connaissances cachées. On peut considérer que jusqu’au XVIIème siècle environ, l’enseignement sacré faisait partie des programmes scolaires, par exemple l’alchimie et la physique ou l’astrologie et les mathématiques n’étaient qu’une seule et même matière. Par la suite, à l’initiative de certaines personnes officiant dans des sociétés secrètes, il a été décidé de séparer l’exotérisme, le savoir des livres, et l’ésotérisme, la connaissance du monde. L’enseignement ainsi partagé comme dans l’Antiquité permettait de remettre en place un système d’apprentissage réservé à des initiés, au détriment de toute une population. Tout ce que nous pratiquons aujourd’hui et que l’on retrouve classé dans le rayon sciences occultes comme la magie, la spiritualité, les arts divinatoires ainsi que tout ce qui se rapporte au domaine énergétique, n’est ni plus ni moins qu’un retour aux sources car nos ancêtres, et sur des dizaines de générations, utilisaient cette connaissance.

Il est essentiel de comprendre que dans nos pratiques occultes contemporaines, nous avons une obligation de moyen mais pas de résultat. Ainsi lorsque nous, pratiquants, sommes sollicités pour venir en aide à une personne, nous nous devons d’avoir un discours juste et cohérent, sans fausse promesse mais avec la garantie de faire tout ce pour quoi nous sommes rémunérés. Je prends un exemple simple, une personne souffrant d’une maladie contacte un thérapeute pour être soulagé de ses maux. Ce thérapeute va mettre en œuvre tout son savoir faire durant la séance et le résultat dépendra de beaucoup de paramètres. La personne est-elle en totale confiance? Croit-elle à sa guérison? Sa maladie est-elle liée à une vie antérieure? Quelle est son hygiène de vie? … Nous sommes dans l’ordre du subtil, ce qui a fonctionné sur une personne ne se fera pas forcément sur une autre, ou à divers degrés. Il faut en avoir conscience, mais cela ne veut pas dire que tout et n’importe quoi peut être fait, bien au contraire. Il y a une éthique, un code d’honneur à respecter de la part des pratiquants, sans quoi les dérives peuvent arriver.

Pas de promesses

Cela me semble important de le rappeler même si je viens juste de l’écrire au-dessus, les pratiquants ont une obligation de moyen mais pas de résultats. Tellement de paramètres sont en prendre en compte pour obtenir un succès complet qu’il est mensonger de promettre un résultat et ce même si le pratiquant est doué. Par chance, beaucoup de situations difficiles peuvent être résolues mais il est impensable et inacceptable d’annoncer 100% de réussite, ce serait profiter de la détresse humaine.

La rémunération

Je lis souvent qu’il est interdit d’être rémunéré lorsque l’on travaille avec nos dons car cela vient du Ciel. A ceux qui tiennent ce discours pro-bisounours, j’ai envie de vous répondre que c’est le même Ciel qui a mis en place la loi d’attraction et la notion d’abondance. Pourquoi cela ne devrait-il pas s’appliquer à ceux qui ont décider, de gré ou de force, de consacrer leur vie à aider les autres? En sciences occultes, la majeure partie du travail est basée sur l’application des lois universelles, cela me paraît incongrue que nous ne puissions pas à notre tour bénéficier de toutes ces mêmes lois. A ma connaissance, il n’y a pas de texte sacré qui référence à une quelconque interdiction de gagner sa vie grâce à ses dons, au contraire l’abondance y est souvent citée. Nous vivons dans un monde matériel, avec des factures à payer et j’imagine mal que la société subvienne à nos besoins car nous avons un « don ». Exercer un métier en lien avec ses facultés est une activité professionnelle comme une autre.

Les autorisations

Il y a différents types d’autorisation en fonction de la pratique et de la demande. La première limite est fixée par le pratiquant lui-même, à savoir la demande correspond-elle à ses valeurs? C’est surtout vrai en magie, car c’est le domaine où il y a le plus de demandes improbables. Je pense par exemple au rituel affectif. Lorsque nous recevons une demande d’un monsieur d’un certain âge convoitant une jeune demoiselle, c’est non d’office et ce n’est même pas négociable, alors que je sais que certains sorciers accepteraient sans sourciller.

Globalement, en magie, il n’y a pas vraiment d’autorisation, c’est plus une question de faisabilité mais il peut arriver que les entités sollicitées lors de l’étude s’opposent à la demande. Le pratiquant peut soit en rester là, soit tenter auprès d’autres entités en détournant plus ou moins la demande. Une fois encore, c’est lui qui assume la responsabilité de ses actes.

Dans les arts divinatoires, il est vivement conseillé de ne pas demander pour autrui. Vous n’allez pas sollicité, par exemple, un tirage de carte complet pour une personne que vous connaissez sans son autorisation, cela revient à fouiller dans ses affaires personnelles, cela ne se fait pas. Le pratiquant doit savoir être ferme et refuser ce genre de travaux, tout comme il doit vous dire la vérité concernant la divination et non pas ce qui vous arrangerait.

En revanche, vous pouvez toujours faire pratiquer un travail énergétique ou un dégagement d’entités pour une personne proche de vous sans son autorisation. Cela peut surprendre car on lit parfois que c’est une atteinte au libre arbitre, que c’est à la personne de décider. Je suis d’accord sur cette théorie, sauf que si vraiment vous n’aviez pas le droit de le faire, les plans supérieurs se manifesteraient de suite pour le signifier, tant que rien ne se passe, c’est que c’est bon. Ensuite, rien ne vous dit que ce petit coup de pouce que vous allez apporter à cette personne n’est pas justement dans son chemin de vie. Je part du principe que tant que cela reste de la bienveillance, il n’y a pas de raison qui s’oppose à ce genre de demande.

Les mineurs

Concernant les mineurs, les pratiquants se doivent de refuser toutes demandes d’une personne non majeure. Pas de soins, de divination, de magie, rien. Ils sont sous la responsabilité de leurs parents et cela pourrait nuire au pratiquant non pas d’un point de vue spirituel, mais d’un point de vue légal. C’est différent si c’est un des parents qui est à l’origine de la demande, j’en ai très souvent et cela ne me pose pas de problèmes d’y répondre. Je reste prudente concernant les questions de divination, il faut qu’elles soient dans un objectif de développement personnel et à court terme sinon je refuse d’y répondre car je considère que les enfants doivent vivre leurs expériences. La magie n’est pas interdite sur les enfants, là encore le pratiquant fixe ses règles mais en général tout ce qui concerne le bien-être, gestion du stress, confiance en soi, concentration… tous ces rituels sont possibles.

L’arrêt des traitements médicaux

D’un point de vue personnel, je ne suis pas une grande amatrice des médicaments, je préfère avoir une hygiène de vie saine et me soigner grâce à l’homéopathie, les huiles essentielles ou ce qui me semble opportun sur le moment venu mais jamais il ne me viendrait à l’idée de dire à une personne d’arrêter son traitement médical. En tant que pratiquant, nos convictions personnelles doivent être mise à l’écart. Nos pratiques doivent être complémentaires à une thérapie conventionnelle et en aucun cas nous ne devons chercher à nous substituer. C’est le meilleur moyen d’être cité dans les faits divers avec un procès en sorcellerie doublé de charlatanisme qui attend les pratiquants qui jouent ce mauvais jeu. Les personnes qui nous consultent sont très souvent dans une détresse émotionnelle, surtout dans les cas de maladies, ce serait abuser de cette position que de les inciter à tout arrêter. Si elles le font, cela doit être leur choix uniquement, jamais on ne doit pouvoir reprocher à un thérapeute d’avoir inciter une personne à tout arrêter. Nous sommes le soutien discret, nous pouvons tout entendre, nous travaillons sur l’invisible pour obtenir des conditions favorables à une guérison, le reste ne nous appartient pas.

L’addiction

Il faut être vigilant envers les personnes qui sollicitent trop souvent un pratiquant car bien souvent cela cache un autre trouble. Bien entendu, il faut remettre les consultations dans le contexte, la personne va-t-elle se faire opérer et nécessite des soins énergétiques post et pré-opératoires? ou bien alors s’agit-il d’une consultation de voyance hebdomadaire? En tant que pratiquant, nous devons accompagner sur le chemin de l’autonomie afin qu’elles évoluent, nous ne sommes pas là pour compenser une carence quotidienne.

La bienveillance et la bienséance sont importantes dans nos métiers de lumière, mais finalement la seule éthique qui prévaut est celle que se fixe le pratiquant, jusqu’où est-il prêt à aller tout en restant dans le cadre de la loi. Il me semble évident lorsque l’on s’engage dans cette voie professionnelle, il faut être juste et savoir se détacher de nos convictions tout en conservant nos valeurs, cela demande souvent de savoir faire preuve d’abnégation. J’ai beaucoup parlé des « obligations » du pratiquant envers le client, mais cela fonctionne aussi en sens inverse. La personne qui consulte doit respecter nos conditions de travail, faire preuve d’honnêteté, de confiance et d’écoute. Le secret de la réussite c’est le travail d’équipe.

 

2 reponse sur "L'éthique dans les sciences occultes"

  1. C’est un domaine ou excelle la duperie en tout genre , obtenir d’un pratiquant une garantie d’un organisme qui indemnise des pratiques douteuses seraient déjà un début de notoriété. Puisque aucune école n’a de notoriété c’est leur responsabilité d’élever leur profession . En tant que naturopathe holistique je peux quant à moi faire état de mon école CENATHO PARIS de la Fédération nationale HMA ce qui est déjà un début de reconnaissance!

    • Bonjour Patrick,

      merci pour votre commentaire, effectivement c’est de notre responsabilité d’élever la profession mais je doute que cela passe par le biais d’organismes. On le voit bien aujourd’hui, même dans les professions réglementées, certains n’hésitent pas à tricher alors que leur métier impose de fait une relation de confiance. Et puis bon, on n’est pas aux usa non plus, on ne va pas tout instrumentaliser. Les clients qui nous consultent sont généralement dans un processus de développement personnel, cela me semble juste pour eux de ne pas les infantiliser en les assistant plus que ne le fait déjà la société, c’est aussi de leur responsabilité de ne pas travailler avec n’importe qui. C’est une question de ressenti et de bon sens 😉

Laisser un commentaire

Abonnez-vous à la Magie est en Vous

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article.

-La Magie est en Vous-Tous Droits Réservés 2017-